Article Sud-Ouest du 25 février 2014

Le service public première solidarité

Jean-Claude IRIART définit les solidarités comme « le coeur de toutes les politiques publiques », pour une équipe de gauche comme la sienne. Et le service public, dans ses diverses déclinaisons, doit être la concrétisation de ce postulat. « La première des solidarités consiste à maintenir et développer des services publics accessibles à tous. » Des transports à l’école, des aînés à la culture… « Dans un contexte où les moyens communaux diminuent, les arbitrages budgétaires doivent être guidés par le service public de proximité. » La « carte citoyenne », moyen d’accès à l’information et aux services publics, en sera une matérialisation. Première étape vers « un guichet unique ». « Notre rôle, c’est de simplifier les démarches sociales, par exemple pour l’attribution des aides. Il y a besoin d’une instance unique où l’on trouvera CAF, CCAS et Département.»

Jean-Claude IRIART souligne s’adresser aux personnes âgées et à ceux qui les entourent. « On sait que la moitié des Bayonnais de plus de 75 ans vivent seuls. L’hébergement dans les maisons de retraite est insuffisant. La Ville doit favoriser l’accroissement des places, plaider auprès des instances, notamment le Conseil général. » Mais elle doit aussi soutenir le maintien à domicile, « consolider le lien aidants-aidés », penser des alternatives comme « le partage d’appartements ». « Il n’est pas interdit d’innover. Des systèmes de gardes de nuit tournantes, avec des bénévoles, sont imaginables.» Le candidat abertzale évoque « 500 jeunes bayonnais entre 15 et 19 ans déscolarisés ». Il entend mobiliser les emplois d’avenir pour ouvrir des perspectives à ceux-ci. Et investir le CCAS d’une mission d’accompagnement sur des questions comme le logement ou la formation.

« La culture dans tous les interstices de la cité »- Article SO 28 janvier 2014

« La culture dans tous les interstices de la cité »

« La culture dans tous les interstices de la cité »
Jean-Claude Iriart, pour Baiona 2014 (abertzale et gauche) poussera aussi vers un transfert de la compétence culture à l’Agglomération : « Il n’y a aucun doute. Les acteurs culturels réfléchissent déjà à cette échelle. » Le niveau intercommunal est celui d’une « gestion cohérente des grands équipements et de la programmation culturelle. » La collectivité doit orienter l’offre culturelle sur son territoire. « Pour que la loi de l’offre produite par des acteurs privés ne l’emporte pas sur l’écoute de la demande. Les pouvoirs publics ont à éveiller la demande de leurs populations. »Dans la ville dont il brigue le poste de maire, Jean-Claude Iriart estime nécessaire un outil de communication transversal, « un portail Internet exclusivement dédié à la culture ». Dans son prolongement, une « carte citoyenne » polyvalente servirait de « pass culture ». « La carte citoyenne, ce serait tout simplement une version dématérialisée du guichet citoyen. Elle donnerait accès, via des terminaux placés dans tous les établissements publics, à toutes les informations administratives nécessaires à la vie de la famille. Mais aussi à des informations culturelles. La carte donnerait aussi accès gratuitement à certaines manifestations. »Dans les visées de Baiona 2014, « tout nouvel équipement culturel devra trouver sa place sur la rive droite de l’Adour ». Elle habite une bonne part des quartiers populaires de Bayonne. Jean-Claude Iriart insiste sur l’idée de la culture « comme vecteur de lien social » et envisage « d’investir les interstices de la cité » : « C’est à inventer, mais on peut imaginer des choses comme une guinguette itinérante, des arts de la rue, des cabanes de contes, des joutes de bertsularis, un radeau rock sur l’Adour… Bref, tout ce qui peut offrir un espace aux artistes. »

La rue, par la signalétique, peut soutenir le développement de la langue basque. « Les pistes ne manquent pas pour défendre cet autre aspect de la culture. La Ville peut aller plus loin dans l’ouverture à la langue. Et ne pas perdre de vue sa richesse. »

« Tout est fait main » article de Sud-Ouest du 24 janvier 2014

Par PIERRE PENIN

Article Sud-Ouest du 24 janvier 2013

Article Sud-Ouest du 24 janvier 2014

LA FABRIQUE Baiona 2014 compte deux permanents et une flopée de bénévoles à tout faire.
Ils ont laissé le nom accroché au-dessus de leur local de campagne : « La Fabrique » désignait, il y a peu encore, une boutique, à Bayonne. L’équipe de campagne de Baiona 2014, initiative abertzale et de gauche emmenée par le candidat Jean-Claude Iriart, réunit ici ses petites mains.

Maite Etcheverry et David Regnier comptent parmi l’escouade
militante. Ce dernier est l’un des deux « permanents » de Baiona 2014. L’association et eux ont signé un Contrat à durée déterminée (CDD), jusqu’aux élections municipales. À 21 ans, cette expérience singulière bouscule pour quelques semaines son ordinaire d’étudiant. « J’étudie l’anthropologie, par correspondance. » « Il fait une étude de cas », charrie Maite Etcheverry. Vaste chantier… Lire la suite